Aller au contenu
NOVA Capillaire
NOVA CAPILLAIREPARIS · MONTPARNASSE

VOTRE PROJET, À VOTRE RYTHME

Faisons connaissance.

Une question ? Parlons-en sur WhatsApp 108 boulevard du Montparnasse, Paris

LE JOURNAL NOVA CAPILLAIRE

Créatine et perte de cheveux : que dit vraiment la science ?

Conseils & entretienLecture : 6 min
Lire l’article
0:00
Créatine et cheveux : illustration de l’article

La créatine fait-elle perdre les cheveux ? Aucun lien causal n’est démontré. L’inquiétude vient d’une étude hormonale de 2009. Un essai publié en 2025, qui a mesuré directement les cheveux, n’a pas trouvé de différence significative avec le placebo après douze semaines.

Créatine, DHT et cheveux : ne pas tout confondre

La créatine : de l’énergie pour le muscle

Présente dans l’organisme et certains aliments, la créatine participe à la régénération de l’ATP lors des efforts courts et intenses. La forme monohydrate est la plus étudiée dans les compléments sportifs.

La DHT : une hormone, pas un diagnostic

La DHT est issue de la testostérone. Elle contribue à la miniaturisation des follicules génétiquement sensibles. Un taux sanguin isolé ne permet pas de prédire la chute d’une personne.

Commencer un complément avant de remarquer une chute ne suffit donc pas à établir un lien de cause à effet. Pour approfondir, consultez notre article sur la DHT et l’alimentation.

Deux études, deux questions différentes

2009

Une observation hormonale

Petit essai croisé, avec placebo : trois semaines de supplémentation, dont une phase de charge. Une hausse de DHT a été observée.

La limite essentielle Aucun paramètre capillaire n’était mesuré : ce résultat ne démontrait pas une perte de cheveux.

Consulter l’étude de 2009
2025

Les cheveux directement évalués

45 hommes recrutés, 38 participants ayant terminé l’essai : 5 g par jour pendant 12 semaines, contre placebo.

Le résultat Aucune différence significative sur la DHT, la densité, les unités folliculaires ou l’épaisseur cumulée des cheveux.

Consulter l’étude de 2025

Ce que l’on peut conclure — et ce qui reste à étudier

Une hausse hormonale et une chute visible ne sont pas la même chose. L’essai de 2025 apporte une mesure directe rassurante, sans démontrer une absence de risque dans toutes les circonstances.

Les données disponibles

Pas de lien causal établi entre créatine et calvitie. L’observation de DHT de 2009 ne suffit pas à elle seule à conclure à un effet sur les follicules.

Les limites du recul

Les effets capillaires à long terme, chez les femmes et avec d’autres doses restent moins documentés. L’essai de 2025 ne permet pas de les trancher.

Vos cheveux tombent : chercher la cause avant d’accuser la créatine

Observez la répartition, la rapidité d’apparition et les signes du cuir chevelu. Les situations ci-dessous sont des pistes à discuter, pas un diagnostic à faire seul.

Ce que vous observezPiste possibleProchaine étape
Éclaircissement progressif aux tempes ou au vertexAlopécie androgénétiqueFaire examiner la densité et la miniaturisation des cheveux.
Chute diffuse après un événement marquantEffluvium télogène après fièvre, stress, maladie ou perte de poidsNoter les événements des deux à quatre mois précédents.
Plaques, douleur, rougeurs ou squamesAtteinte du cuir chevelu nécessitant un examenDemander rapidement un avis médical.
Chute diffuse qui persisteCarence, thyroïde, médicament ou autre causeFaire évaluer la nécessité d’un bilan adapté.

Un suivi simple, sans surveiller chaque cheveu

Des photos comparables

Une fois par mois : face, tempes, dessus et vertex, avec la même lumière, la même distance et une coiffure comparable.

Une chronologie claire

Notez le début de la créatine, les autres compléments, médicaments, maladies récentes et changements de poids ou d’alimentation.

Un examen si nécessaire

Si la chute persiste ou s’aggrave, consultez. Des selfies quotidiens et des comptages improvisés ne remplacent pas l’examen du cuir chevelu.

Modifier plusieurs produits et habitudes en même temps rend l’évolution difficile à interpréter. Discutez d’un éventuel changement avec un professionnel, sans retarder la recherche d’une autre cause.

Compléments et greffe : demander conseil au bon moment

Avant une supplémentation, demandez conseil en cas de maladie rénale, grossesse, allaitement, minorité, maladie chronique ou traitements multiples.

Une greffe est prévue ? Signalez tous vos compléments à l’équipe médicale et suivez ses consignes d’arrêt ou de reprise. L’essai capillaire de 2025 n’évaluait pas les patients ayant eu une greffe.

Après l’intervention, une chute transitoire des cheveux transplantés peut accompagner le cycle postopératoire : elle ne doit pas être attribuée automatiquement à la créatine. Pour comprendre ce cycle, consultez notre article sur les greffons et leur repousse.

Les questions que vous vous posez

Faut-il arrêter la créatine si les cheveux tombent ?

Pas automatiquement sur la seule base d’une coïncidence. Documentez la chronologie et demandez un avis si la chute persiste, s’aggrave ou s’accompagne de symptômes. Une éventuelle pause ne remplace pas un diagnostic.

Les personnes prédisposées à la calvitie sont-elles plus concernées ?

La prédisposition génétique augmente le risque d’alopécie androgénétique. Cela ne démontre pas que la créatine accélère ce processus chez elles.

Que sait-on chez les femmes ?

L’essai de 2025 concernait des hommes. Il ne permet donc pas de conclure directement sur les paramètres capillaires chez les femmes.

Les résultats s’appliquent-ils à toutes les doses ?

Non. L’essai de 2025 utilisait 5 g par jour pendant douze semaines, sans phase de charge. On ne peut pas extrapoler automatiquement à d’autres doses ou durées.

Peut-on prendre de la créatine après une greffe ?

Demandez l’accord de votre équipe médicale. La décision dépend de votre dossier, du moment de la reprise et des autres produits utilisés.

Sources pour approfondir

Les références permettent de distinguer observation hormonale, mesure capillaire et limites des résultats.