NOVA CAPILLAIRE
LES MOTS POUR COMPRENDRE

Glossaire capillaire.

Comprendre vos cheveux, la chute et la greffe.
Des définitions claires, pour avancer en confiance.

DE A À Z

Alopécie

Diminution de la quantité de cheveux ou de poils, localisée ou diffuse.

L’alopécie est un terme général : elle ne désigne pas une maladie unique. Elle peut se manifester par une raie qui s’élargit, des plaques sans cheveux ou une diminution diffuse de la densité. Son évolution et les possibilités de repousse dépendent de sa cause. L’examen du cuir chevelu, l’histoire de la chute et, si nécessaire, des examens ciblés permettent de distinguer les situations avant de choisir une prise en charge.

Alopécie androgénétique

Forme de perte de cheveux liée notamment à une prédisposition génétique et à la sensibilité des follicules aux androgènes.

Les cheveux deviennent progressivement plus fins sur certaines zones, sans nécessairement tomber tous en même temps. La répartition et la vitesse d’évolution varient selon les personnes. Une greffe peut redistribuer des follicules, mais elle ne stoppe pas à elle seule l’évolution des cheveux non greffés.

Alopécie areata totalis

Forme de pelade entraînant la perte de l’ensemble des cheveux du cuir chevelu.

Le terme précise l’étendue d’une pelade au cuir chevelu. Il n’indique pas, à lui seul, l’ancienneté ni l’évolution future de la maladie. L’évaluation dermatologique et le retentissement personnel guident la discussion des options.

Alopécie cicatricielle

Perte de cheveux dans laquelle les follicules sont détruits et remplacés par du tissu cicatriciel.

La cicatrice remplace les structures qui produisent le cheveu : la repousse spontanée n’est alors plus attendue dans la zone détruite. L’objectif médical est surtout d’identifier et de contrôler la maladie responsable. Une zone rouge, douloureuse ou qui s’étend mérite un examen, avant toute réflexion sur une greffe.

Alopécie de traction

Perte de cheveux liée à des tensions répétées sur les racines, notamment avec certaines coiffures.

La tension peut venir de coiffures serrées, d’extensions ou de gestes répétés. Elle touche souvent les zones les plus sollicitées. Réduire cette traction est essentiel : une atteinte récente peut être réversible, tandis qu’une traction prolongée peut laisser une perte permanente.

Alopécie diffuse

Perte de densité répartie sur une grande partie du cuir chevelu, sans cause unique présumée.

Le mot « diffuse » décrit une répartition, pas un diagnostic précis. Un effluvium, une miniaturisation ou plusieurs mécanismes associés peuvent donner cet aspect. Examiner aussi la zone donneuse aide à éviter de proposer une greffe sur une base inadaptée.

Alopécie frontale fibrosante

Alopécie cicatricielle pouvant faire reculer la ligne frontale et toucher les sourcils.

Elle peut se présenter comme un recul en bande de la ligne frontale, parfois associé à une perte des sourcils. Elle doit être distinguée d’une simple modification esthétique de la ligne. L’activité de la maladie est un point essentiel avant toute discussion chirurgicale.

Alopécie non cicatricielle

Perte de cheveux sans destruction cicatricielle des follicules.

Le follicule n’est pas remplacé par une cicatrice, mais cela ne garantit pas une récupération complète. Les possibilités de repousse dépendent de la cause et de l’évolution. Ce groupe comprend des situations très différentes qui ne se traitent pas toutes de la même façon.

Alopécie universelle

Forme étendue de pelade pouvant toucher les cheveux et les poils du corps.

Cette forme peut concerner les sourcils, les cils et la pilosité corporelle, au-delà du cuir chevelu. Elle relève d’une prise en charge dermatologique globale. Les besoins de protection et le vécu de la personne font aussi partie de l’accompagnement.

Anamnèse

Échange sur les antécédents, les traitements et l’évolution de la demande pour préparer l’évaluation médicale.

Le médecin recherche notamment la date de début, les changements récents et les symptômes associés. Apporter la liste de ses médicaments et d’anciennes photos aide à reconstituer l’évolution. Cet échange oriente les examens ; il ne se limite pas à remplir un questionnaire.

Androgènes

Famille d’hormones dont font partie la testostérone et la DHT.

Ces hormones existent chez les femmes comme chez les hommes. Leur action dépend des tissus et de leur sensibilité, pas uniquement d’une valeur sanguine. Un bilan hormonal n’est donc pas automatiquement nécessaire pour toute chute de cheveux.

Anesthésie locale

Insensibilisation d’une zone limitée du corps pendant une intervention.

Elle vise à limiter la douleur dans la zone traitée tout en laissant la personne consciente. Une sensation de pression ou de manipulation peut persister. Les antécédents et les réactions éventuelles à une anesthésie doivent être signalés avant l’intervention.

Angle d’implantation

Orientation donnée au greffon par rapport à la surface du cuir chevelu.

Un cheveu pousse rarement à angle droit par rapport à la peau. Respecter l’orientation des cheveux voisins aide à obtenir un mouvement cohérent, notamment sur la ligne frontale et le vertex. L’angle fait partie du dessin d’ensemble, avec la direction et la répartition des greffons.

Antécédents familiaux

Informations sur les problèmes de santé ou de cheveux présents dans la famille.

Une histoire de chute dans la famille peut éclairer une prédisposition, mais elle ne prédit pas exactement votre évolution. Les deux côtés de la famille peuvent apporter des informations utiles. L’examen personnel reste indispensable pour interpréter ces éléments.

Autogreffe

Transfert de tissus d’une région à une autre chez une même personne.

Dans une greffe capillaire, les follicules proviennent de la personne traitée. La procédure redistribue une ressource existante : elle ne crée pas de nouveaux follicules dans la zone donneuse. Cette limite explique l’importance d’un projet adapté aux ressources disponibles.

Bandelette

Bande de cuir chevelu prélevée dans la technique FUT, puis divisée en greffons.

Ce prélèvement concerne la peau et se distingue d’une simple bande de cheveux rasés. La zone est refermée après le prélèvement et laisse une cicatrice linéaire. Le terme ne doit donc pas être utilisé pour décrire les fines zones rasées lors d’un rasage partiel.

Bilan capillaire

Évaluation de la chevelure et du cuir chevelu, mise en perspective avec l’histoire du patient.

Il met en relation la répartition de la chute, la qualité des cheveux, l’état de la peau et les attentes de la personne. Des examens complémentaires ne sont proposés que s’ils répondent à une question précise. Le bilan peut conduire à un suivi, un traitement ou une discussion sur la greffe.

Biopsie du cuir chevelu

Prélèvement d’un petit échantillon de peau pour une analyse au microscope.

Elle peut être proposée lorsque l’examen ne suffit pas à préciser la cause, notamment dans certaines alopécies inflammatoires. Le choix du site de prélèvement compte pour l’analyse. Ce n’est pas un examen systématique avant chaque greffe.

Biotine

Vitamine B8 en nomenclature française, également appelée B7. Une supplémentation peut perturber certains examens biologiques.

Une promesse de cheveux plus forts ne suffit pas à justifier un complément. Il faut distinguer une carence établie d’un usage sans indication précise. Signalez toute prise de biotine avant une analyse sanguine, car elle peut fausser certains résultats.

Bulbe pilaire

Partie élargie située à la base du follicule, où se forme la fibre du cheveu.

Le bulbe se trouve sous la surface de la peau, au sein du follicule. Il ne faut pas le confondre avec la petite extrémité claire parfois visible sur un cheveu tombé. La présence de cette extrémité ne signifie pas que tout le follicule a été arraché.

Calibre du cheveu

Épaisseur d’une fibre capillaire. Elle contribue à l’impression de couverture.

Deux chevelures contenant le même nombre de cheveux peuvent paraître très différentes si leurs fibres n’ont pas la même épaisseur. Le calibre intervient donc dans l’évaluation de la couverture. Il se juge avec la densité, la texture et le contraste entre cheveux et peau.

Calvitie

Terme courant désignant une perte importante de cheveux.

Dans le langage courant, ce mot évoque souvent l’alopécie androgénétique, mais il reste peu précis. La zone concernée et son évolution doivent être décrites avant de parler de solution. Une calvitie avancée ne signifie pas automatiquement qu’une greffe est possible ou impossible.

Carence en fer

Manque de fer pouvant contribuer à une chute. Le bilan et l’éventuelle supplémentation doivent être adaptés à la situation.

La recherche d’une carence dépend du contexte : alimentation, pertes sanguines ou autres signes peuvent être discutés. Corriger une carence confirmée ne signifie pas que toute chute lui était due. Le bilan permet aussi d’éviter une supplémentation inutile.

Carence en zinc

Manque de zinc pouvant s’accompagner d’une perte de cheveux. Une chute seule ne justifie pas une supplémentation.

Le zinc intervient dans de nombreux processus biologiques, mais une chute n’indique pas automatiquement un manque. L’évaluation tient compte notamment de l’alimentation et de situations de malabsorption. Prendre un complément sans indication ne garantit pas une amélioration capillaire.

Cheveu natif

Cheveu déjà présent dans la zone avant une implantation.

Il peut continuer à évoluer après une greffe, indépendamment des follicules implantés. Le projet doit donc tenir compte de sa densité et de sa fragilité. Le résultat se regarde comme un ensemble de cheveux présents et greffés.

Cheveu terminal

Cheveu épais et pigmenté, par opposition au duvet fin.

Son diamètre et sa pigmentation contribuent à la couverture visible. Lors d’une miniaturisation, certains cheveux peuvent devenir plus fins et moins couvrants. Comparer ces caractéristiques aide à apprécier les changements de la chevelure.

Cheveux crépus

Cheveux présentant des courbures serrées, dont les particularités doivent être prises en compte lors de l’évaluation.

La courbure des fibres influence le volume visuel et les habitudes de coiffage. Pour une greffe, l’évaluation porte aussi sur les caractéristiques des follicules sous la peau et sur la zone donneuse. Une catégorie de texture ne suffit pas à définir la technique adaptée à une personne.

Choi Pen

La méthode Choi utilise un stylet pour implanter les greffons. Dans notre pratique NOVA, nous privilégions la FUE Saphir.

Le greffon est chargé dans le stylet Choi, puis placé dans le cuir chevelu. Ce terme décrit l’implantation, pas la méthode de prélèvement. Chez NOVA Capillaire, nous ne recommandons pas cette approche dans notre protocole : d’après notre expérience, elle est moins adaptée que la FUE Saphir au contrôle de l’orientation et à la répartition des greffons que nous recherchons. Nous privilégions donc la préparation des sites receveurs avec des lames Saphir. Il s’agit du choix de notre équipe, et non d’une preuve de supériorité universelle. Notre article comparatif explique cette position et ses limites.

Chute après un stress physiologique

Une maladie, une opération ou un autre événement éprouvant pour l’organisme peut précéder un effluvium télogène.

La chute peut se manifester plusieurs semaines ou mois après l’événement, lorsque davantage de cheveux arrivent au terme de leur cycle. Le décalage explique pourquoi la cause n’est pas toujours évidente. Une chute durable ou atypique mérite une évaluation plutôt qu’une attribution automatique au stress.

Chute médicamenteuse

Chute pouvant être liée à un médicament. Ne pas interrompre un traitement sans en parler au prescripteur.

La chronologie entre le début d’un traitement et la chute peut être utile, sans suffire à prouver un lien. Le prescripteur évalue les autres causes et les possibilités d’adaptation. Arrêter seul un médicament peut exposer à un risque plus important que la chute.

Cicatrisation

Processus de réparation des tissus après une blessure ou une intervention.

La peau évolue progressivement après l’intervention ; son aspect immédiat n’est pas celui du résultat final. Les soins indiqués par l’équipe visent à protéger cette réparation. Une douleur qui augmente, un écoulement ou une rougeur qui s’étend justifient de contacter l’équipe.

Consentement éclairé

Accord donné après une information compréhensible sur l’intervention, ses alternatives et ses risques.

Comprendre le bénéfice attendu ne suffit pas : il faut aussi pouvoir discuter des limites, des suites et des alternatives, y compris l’absence d’intervention. Les questions doivent pouvoir être posées avant la décision. Un document signé accompagne cet échange sans le remplacer.

Conservation des greffons

Conditions de maintien des greffons entre leur prélèvement et leur implantation.

Les greffons restent fragiles pendant la période hors du corps. Leur manipulation, leur hydratation et l’organisation du temps opératoire font partie du protocole. Un nombre annoncé ne décrit pas, à lui seul, la qualité de cette prise en charge.

Contre-indication

Situation dans laquelle un traitement ou une intervention peut être inadapté ou dangereux.

Elle peut être temporaire ou durable selon la situation. Une inflammation active, certains problèmes médicaux ou une réserve insuffisante peuvent conduire à différer ou écarter une intervention. La décision doit expliquer le motif et les autres possibilités envisageables.

Couronne hippocratique

Terme décrivant la bande de cheveux qui persiste sur les côtés et l’arrière dans certaines calvities avancées.

Cette bande ne constitue pas automatiquement une réserve entièrement prélevable. Sa densité, son étendue et la stabilité des cheveux doivent être examinées. Le prélèvement se planifie pour conserver un aspect homogène à l’arrière et sur les côtés.

Croûtes postopératoires

Dépôts secs qui peuvent apparaître sur les petites plaies après l’intervention.

Elles font partie des suites possibles de petites plaies, mais ne doivent pas être arrachées pour accélérer l’aspect final. Leur entretien suit le protocole remis par l’équipe. Une photo isolée ne permet pas de juger si leur évolution est normale.

Cuir chevelu

Peau qui recouvre le crâne et porte les follicules pileux.

Il contient les follicules, les glandes sébacées, les vaisseaux et les nerfs nécessaires au fonctionnement local. Une chute peut s’accompagner de signes cutanés, comme des squames ou une inflammation. Observer la peau compte donc autant que regarder les cheveux.

Cycle pilaire

Succession des phases de croissance, de transition et de repos du follicule.

Les follicules ne suivent pas tous leur cycle au même moment, ce qui permet un renouvellement continu de la chevelure. Un événement peut modifier cet équilibre et rendre la chute plus visible. Une variation du cycle n’implique pas nécessairement la destruction du follicule.

Densité capillaire

Nombre de cheveux sur une surface donnée, à distinguer de l’épaisseur de chaque cheveu.

La densité peut s’exprimer en cheveux ou en unités folliculaires par centimètre carré : ces mesures ne sont pas interchangeables. L’impression de densité dépend aussi du diamètre et de la longueur des fibres. Un chiffre seul ne permet pas de prévoir un résultat esthétique.

Dermatite séborrhéique

Affection inflammatoire pouvant entraîner rougeurs et squames, notamment sur le cuir chevelu.

Elle peut évoluer par poussées avec des squames et des démangeaisons. Elle n’est pas synonyme de mauvaise hygiène et ne suffit pas à expliquer toute chute associée. Avant une greffe, l’état du cuir chevelu et le contrôle des symptômes doivent être discutés.

Dermatoscope

Appareil éclairant et grossissant permettant d’examiner la peau et le cuir chevelu.

L’appareil rend visibles des détails difficiles à apprécier à l’œil nu. Utilisé sur les cheveux et le cuir chevelu, il permet une trichoscopie. L’image obtenue est un élément de l’examen, pas un diagnostic automatique produit par l’appareil.

DHT

Abréviation de dihydrotestostérone, un androgène impliqué dans l’alopécie androgénétique.

Tous les follicules ne réagissent pas de la même manière à cette hormone. Dans l’alopécie androgénétique, la sensibilité locale compte autant que le contexte hormonal. Une perte de cheveux ne prouve donc pas à elle seule un taux sanguin anormal de DHT.

Duvet

Poils fins, courts et peu pigmentés.

Le duvet est naturellement présent sur certaines zones du corps. Sur le cuir chevelu, la présence de cheveux très fins doit être interprétée avec les autres signes observés. Elle ne prouve pas, à elle seule, une repousse complète ou un résultat de greffe.

Échelle de Ludwig

Classification descriptive de certains aspects de l’alopécie féminine.

Elle décrit notamment l’importance d’un éclaircissement sur le dessus de la tête. Elle facilite les échanges et le suivi, mais ne résume ni la cause ni le vécu de la personne. Toutes les formes de chute féminine ne correspondent pas à cette classification.

Échelle de Norwood-Hamilton

Classification des schémas de progression de la calvitie masculine.

Elle représente des configurations de recul frontal et de dégarnissement du vertex. Elle aide à décrire une situation, sans prédire exactement les étapes futures. Deux personnes au même stade peuvent avoir des réserves donneuses et des besoins très différents.

Effluvium télogène

Chute diffuse liée au passage d’un plus grand nombre de cheveux en phase de repos.

La chute apparaît souvent avec un décalage après un événement déclencheur, ce qui peut rendre le lien difficile à identifier. Les cheveux se raréfient de façon diffuse plutôt qu’en une seule plaque. Rechercher la cause et suivre l’évolution aide à distinguer cet épisode d’autres formes de chute.

Épi

Disposition des cheveux autour d’un point, avec des directions de pousse qui se rejoignent ou tournent.

L’orientation naturelle peut laisser apparaître un peu de cuir chevelu au centre, surtout sous un éclairage direct. Cela ne permet pas, à lui seul, de conclure à une alopécie ni de l’exclure. Une modification progressive de la densité autour de l’épi mérite d’être comparée dans le temps.

Érythème

Rougeur de la peau, dont la cause dépend du contexte clinique.

Une rougeur peut apparaître après une irritation ou une intervention, mais aussi dans une maladie de peau. Son intensité, sa durée et les signes associés orientent l’évaluation. Une rougeur persistante ou qui s’aggrave ne doit pas être interprétée uniquement à distance.

Extraction folliculaire

Prélèvement de follicules dans la zone donneuse en vue de leur implantation.

Le prélèvement doit préserver les greffons et répartir les extractions dans une zone donneuse adaptée. Le nombre retiré ne se décide pas seulement selon la surface à couvrir. Il faut aussi tenir compte de ce qui restera visible dans la région prélevée.

Ferritine

Protéine de stockage du fer dont le dosage peut contribuer à un bilan ciblé.

Le résultat doit être lu avec le contexte clinique et, si besoin, d’autres analyses. Une valeur isolée ne permet pas de fixer une cause unique à la chute. Une supplémentation en fer se discute sur un bilan adapté, sans chercher arbitrairement un chiffre idéal pour les cheveux.

Fibres capillaires

Produit cosmétique qui se fixe aux cheveux pour atténuer visuellement les zones clairsemées.

Elles modifient l’apparence de la chevelure sans augmenter le nombre de follicules. Leur effet dépend des cheveux auxquels elles peuvent adhérer. Pour comparer des photos ou examiner le cuir chevelu, il est utile de préciser si elles ont été utilisées.

Finastéride

Médicament qui réduit la conversion de testostérone en DHT. Son indication et ses risques nécessitent un avis médical.

Son intérêt se discute dans des indications précises, avec les contre-indications et les effets indésirables possibles. Il ne convient pas à toutes les personnes ni à toutes les causes de chute. La décision, le suivi et toute modification du traitement relèvent du prescripteur.

Follicule pileux

Structure de la peau à partir de laquelle pousse un cheveu.

Le follicule est une structure vivante située dans la peau ; le cheveu visible n’en est que la fibre produite. Un cheveu peut tomber alors que son follicule reste présent. Cette distinction explique pourquoi certaines chutes permettent une repousse et d’autres non.

Folliculite

Inflammation d’un follicule pileux, parfois accompagnée de petits boutons ou pustules.

Le mot décrit une inflammation du follicule, dont les causes et la gravité peuvent varier. Elle ne doit pas être confondue automatiquement avec une folliculite décalvante. Des lésions douloureuses, répétées ou qui s’étendent nécessitent un examen pour choisir la prise en charge.

Folliculite décalvante

Maladie inflammatoire du cuir chevelu pouvant entraîner une alopécie cicatricielle.

Elle peut associer inflammation, pustules, croûtes et zones de perte cicatricielle. La priorité est de contrôler la maladie et d’en évaluer l’activité. Une greffe ne traite pas cette inflammation et ne se discute pas comme pour une simple calvitie.

FUE

Technique de prélèvement des unités folliculaires une à une, à l’aide d’un instrument circulaire.

La FUE décrit d’abord la façon de prélever, et non tous les gestes de l’intervention. Elle laisse de petites cicatrices ponctuelles dans la zone donneuse. La qualité du projet dépend aussi de la sélection du patient, du prélèvement et de l’implantation.

FUE Saphir

Association d’un prélèvement FUE et de l’utilisation de lames en saphir pour préparer les sites receveurs.

Le mot « saphir » désigne le matériau des lames employées pour les sites receveurs. Il ne transforme pas la nature des follicules et ne garantit pas, à lui seul, une densité ou une repousse. Le dessin, les gestes et le suivi restent déterminants dans l’évaluation du projet.

FUT

Technique de greffe avec prélèvement d’une bandelette de cuir chevelu dans la zone donneuse.

Après retrait de la bandelette, celle-ci est divisée en greffons et le site donneur est refermé. La cicatrice linéaire distingue ce prélèvement des petites marques de la FUE. Le choix entre techniques repose sur les caractéristiques du patient et sur une discussion des contraintes.

Golfes temporaux

Zones situées de part et d’autre de la ligne frontale, au niveau des tempes.

Leur forme varie naturellement d’une personne à l’autre et peut évoluer avec une alopécie. Les combler demande de réfléchir à l’équilibre du visage et à la ligne frontale future. Un dessin très bas ou très fermé n’est pas automatiquement le plus adapté.

Greffon

Fragment de tissu prélevé pour être implanté. Un greffon capillaire peut contenir plusieurs cheveux.

Compter les greffons revient à compter les unités de tissu transférées, pas directement les cheveux. Certains portent un cheveu, d’autres plusieurs. Leur composition et leur répartition aident à comprendre pourquoi un même nombre de greffons ne donne pas partout la même couverture.

Greffon monocheveu

Greffon contenant un seul cheveu, à distinguer d’un greffon à plusieurs cheveux.

Il permet une répartition fine dans les zones où une transition douce est recherchée, notamment à l’avant. Cela ne signifie pas que tous les greffons doivent contenir un seul cheveu. Leur sélection dépend de l’effet recherché dans chaque région.

Hydratation des greffons

Maintien des greffons dans un environnement adapté pour éviter leur dessèchement.

Le dessèchement peut compromettre des tissus fragiles pendant leur manipulation. L’hydratation fait donc partie de leur conservation, avec les autres conditions opératoires. Elle ne correspond pas aux soins hydratants appliqués ensuite sur le cuir chevelu.

Hypoesthésie

Diminution de la sensibilité d’une zone de peau.

Une zone moins sensible peut être ressentie après une intervention, mais son évolution doit être suivie. Il faut la distinguer d’une douleur, d’une brûlure ou de fourmillements. Si elle persiste ou s’accompagne d’autres signes, l’équipe doit en être informée.

Implantation

Mise en place des greffons dans la zone receveuse.

Le placement tient compte de la profondeur, de la direction et de la répartition des greffons. Il doit s’intégrer aux cheveux présents et au dessin retenu. L’implantation est une étape distincte du prélèvement, même lorsque les deux sont regroupées sous le nom d’une méthode.

Incision receveuse

Petite ouverture préparée dans la peau pour accueillir un greffon.

Sa préparation tient compte de la taille du greffon et du mouvement voulu pour le cheveu. La direction et la profondeur se planifient avec la répartition d’ensemble. La précision du geste compte davantage qu’un nom d’instrument pris isolément.

Kératine

Famille de protéines structurelles constituant notamment la fibre capillaire.

La fibre visible est largement constituée de kératine et n’est pas un tissu vivant capable de se réparer comme la peau. Les soins cosmétiques peuvent améliorer son toucher ou son aspect. Cela ne signifie pas qu’ils créent des follicules ou traitent la cause d’une alopécie.

Lichen plan pilaire

Affection inflammatoire touchant les follicules et pouvant provoquer une perte cicatricielle des cheveux.

L’inflammation peut endommager définitivement les follicules et s’accompagner de démangeaisons ou de sensations de brûlure. Le diagnostic nécessite une évaluation dermatologique, parfois complétée par une biopsie. L’objectif est de limiter la progression plutôt que de promettre une repousse sur une cicatrice.

Ligne frontale

Limite entre le front et le début de la chevelure.

Elle participe à l’encadrement du visage et se regarde avec les tempes, les proportions et l’âge. Son dessin doit aussi tenir compte d’une éventuelle évolution de la chute. L’objectif n’est pas de reproduire une ligne standard identique pour tous.

Lupus érythémateux discoïde

Forme de lupus cutané qui peut laisser des cicatrices et une perte permanente de cheveux lorsqu’elle touche le cuir chevelu.

Sur le cuir chevelu, les lésions inflammatoires peuvent modifier la peau et détruire des follicules. Il est important de distinguer une lésion active d’une cicatrice ancienne. La priorité est dermatologique avant toute discussion de restauration capillaire.

Lupus érythémateux systémique

Maladie auto-immune pouvant toucher plusieurs organes et s’accompagner d’une chute diffuse, notamment lors de poussées.

La chute peut être influencée par l’activité de la maladie et d’autres facteurs associés. Une perte de cheveux ne permet pas de poser ce diagnostic. Le suivi doit être coordonné avec les médecins qui prennent en charge la maladie générale.

Micro-incision

Petite incision réalisée pendant une intervention ; le terme ne signifie pas absence de cicatrice.

Le préfixe « micro » indique une petite taille, sans décrire à lui seul la qualité ou les suites du geste. Toute incision engage une cicatrisation. Pour comprendre une technique, il faut préciser où et pourquoi ces ouvertures sont réalisées.

Miniaturisation

Diminution progressive du calibre de certains cheveux au fil des cycles.

Un cheveu miniaturisé devient plus fin et contribue moins à la couverture. L’examen grossissant permet d’observer les différences de calibre entre les fibres. Ce phénomène doit être interprété avec sa répartition et l’histoire de la chute, pas sur une seule photo.

Minoxidil

Médicament utilisé dans certaines pertes de cheveux. La forme et l’indication sont à discuter médicalement.

Les formes locales et orales ne sont pas interchangeables et n’ont pas les mêmes précautions. Le choix dépend de l’indication, du contexte médical et du suivi prévu. Il ne faut pas déduire d’un nom connu qu’un traitement convient à toutes les chutes.

Œdème

Gonflement lié à une accumulation de liquide dans les tissus.

Après une intervention, un gonflement peut modifier temporairement l’apparence de la zone. Son contexte et son évolution comptent davantage qu’une photo isolée. Un gonflement important, douloureux ou associé à d’autres symptômes doit être signalé à l’équipe.

Pelade

Affection auto-immune pouvant provoquer une perte de cheveux ou de poils, notamment en plaques.

Elle peut toucher le cuir chevelu, les sourcils ou d’autres zones pileuses. Les follicules ne sont pas systématiquement détruits, mais l’évolution reste variable. La prise en charge vise la maladie elle-même ; une greffe n’est pas une réponse habituelle à une pelade active.

Pellicules

Squames visibles qui se détachent du cuir chevelu.

Elles décrivent un aspect visible, mais ne suffisent pas à identifier toutes les causes de squames. Des rougeurs marquées, une douleur ou des cheveux cassés peuvent orienter vers une autre situation. Le choix des soins dépend donc aussi de l’état de la peau.

Phase anagène

Phase de croissance active du cheveu.

Pendant cette phase, le follicule produit activement une fibre qui s’allonge. Sa durée contribue à la longueur que les cheveux peuvent atteindre. Les variations du cycle aident à comprendre qu’une repousse se juge progressivement plutôt qu’en quelques jours.

Phase catagène

Courte phase de transition entre la croissance et le repos du follicule.

Le follicule interrompt progressivement la production de la fibre et passe vers le repos. Cette transition fait partie du renouvellement normal. La présence de cheveux à différents stades est donc attendue dans une chevelure en bonne santé.

Phase télogène

Phase de repos du follicule dans le cycle pilaire.

Le cheveu ne s’allonge plus activement pendant cette période. Sa chute et son remplacement s’inscrivent dans le renouvellement du follicule. Quand davantage de follicules se synchronisent vers le repos, la quantité de cheveux perdus peut devenir plus visible.

Photographies standardisées

Photos prises dans des conditions comparables pour faciliter un suivi visuel.

Même angle, éclairage, distance et coiffure rendent les comparaisons plus fiables. Des cheveux humides ou des fibres de camouflage peuvent modifier fortement l’impression de densité. Une série cohérente permet de suivre une évolution sans attribuer à la repousse un simple changement de prise de vue.

Prurit

Sensation qui donne envie de se gratter.

Il s’agit d’un symptôme, pas d’un diagnostic. Il peut accompagner une irritation, une affection inflammatoire ou d’autres problèmes du cuir chevelu. Sa durée, les produits utilisés et les lésions visibles aident à comprendre son origine.

Psoriasis du cuir chevelu

Maladie inflammatoire pouvant former des plaques et des squames sur le cuir chevelu.

Les plaques peuvent dépasser la lisière des cheveux et évoluer par poussées. Les squames ne permettent pas à elles seules de le distinguer d’autres affections. Un projet de greffe doit prendre en compte l’état de la peau et les soins en cours.

Punch

Petit instrument circulaire utilisé pour prélever les unités folliculaires en FUE.

Le choix de l’instrument dépend notamment des follicules et de la peau. Un diamètre présenté comme très petit ne suffit pas à juger la qualité du prélèvement. Préserver l’intégrité des greffons et la zone donneuse reste le point essentiel.

Rasage partiel

Rasage limité à certaines zones pour préparer une intervention lorsque la situation le permet.

Il s’agit de raccourcir des cheveux dans une zone ciblée, sans retirer de bande de peau. Les cheveux environnants peuvent parfois recouvrir la région rasée selon leur longueur et leur densité. L’aspect attendu doit être montré et discuté avant l’intervention.

Repousse

Apparition et allongement de cheveux au cours du temps.

Après une greffe, les cheveux visibles peuvent tomber avant que de nouvelles fibres poussent. La longueur, le calibre et la couverture se modifient ensuite progressivement. Comparer des photos standardisées à des étapes convenues est plus utile qu’une observation quotidienne.

Réserve donneuse

Ressources de la zone donneuse à préserver dans la planification d’une greffe.

Cette ressource est limitée et doit être pensée sur la durée, y compris si la chute évolue. Prélever davantage aujourd’hui peut réduire les possibilités futures. Une stratégie raisonnable cherche un équilibre entre couverture receveuse et préservation de l’arrière de la tête.

Sébum

Substance grasse produite par les glandes sébacées de la peau.

Il participe au film lipidique de la peau et peut donner aux cheveux un aspect plus gras. Sa présence ne permet pas de conclure à la cause d’une chute. Le lavage et les soins se choisissent selon la tolérance du cuir chevelu et les symptômes associés.

Shock loss

Terme utilisé pour désigner une chute de cheveux pouvant survenir après une intervention.

Cette chute peut concerner des cheveux autour de la zone opérée et ne se confond pas avec la perte d’un greffon. Son évolution dépend notamment de l’état des cheveux avant l’intervention. Une baisse de densité doit être discutée avec l’équipe plutôt qu’interprétée seul comme un échec.

Squames

Fragments de la couche superficielle de la peau qui se détachent.

Elles peuvent être fines ou épaisses, sèches ou plus grasses. Leur aspect s’interprète avec les rougeurs, les démangeaisons et la localisation. Les enlever mécaniquement ne traite pas nécessairement la cause qui les fait réapparaître.

Suivi postopératoire

Surveillance et échanges avec l’équipe après l’intervention.

Le suivi sert à répondre aux questions, contrôler la cicatrisation et apprécier l’évolution de la repousse. Des photos peuvent compléter les échanges sans remplacer un examen quand il est nécessaire. Les consignes et les contacts utiles doivent être identifiés avant le retour à domicile.

Teigne du cuir chevelu

Infection par un champignon pouvant provoquer des plaques de cheveux cassés ou absents, avec des squames. Elle nécessite une évaluation médicale.

Elle peut ressembler à d’autres causes de plaques ou de squames, mais son origine infectieuse impose une prise en charge adaptée. Elle peut être contagieuse. Un avis médical est nécessaire plutôt que de la traiter comme de simples pellicules.

Tige pilaire

Partie de la fibre capillaire qui émerge de la peau.

C’est la partie que l’on coupe, coiffe ou colore. Une fibre cassée et un cheveu tombé depuis le follicule ne correspondent pas au même phénomène. Cette distinction aide à orienter l’examen quand la longueur ou le volume diminue.

Transection

Section accidentelle d’un follicule pendant le prélèvement.

Une section peut altérer un greffon et ses possibilités de repousse. Le risque dépend notamment de l’anatomie folliculaire et du geste de prélèvement. C’est un critère technique à apprécier avec l’intégrité des greffons, pas uniquement avec leur nombre annoncé.

Trichodynie

Douleur ou inconfort du cuir chevelu parfois associé à une chute de cheveux.

Le cuir chevelu peut sembler douloureux au toucher, tendu ou sensible au mouvement des cheveux. Cette sensation ne précise pas à elle seule la cause de la chute. Un examen permet de rechercher une irritation ou une autre affection associée.

Trichoscopie

Examen du cuir chevelu et des cheveux avec un appareil grossissant.

Elle permet de regarder la diversité des calibres, les orifices folliculaires et certains signes de la peau. Ces observations complètent l’examen clinique. Elles aident à orienter le diagnostic, mais doivent rester reliées aux symptômes et à l’histoire de la personne.

Trichotillomanie

Trouble caractérisé par l’arrachage répété de ses propres cheveux ou poils.

Les zones touchées peuvent contenir des cheveux cassés de longueurs différentes. Il ne s’agit pas simplement d’une mauvaise habitude à reprocher à la personne. Un accompagnement adapté, notamment psychologique, aide à travailler sur le comportement et son retentissement.

Troubles thyroïdiens

Un dérèglement de la thyroïde peut s’accompagner d’une diminution de densité. Une chute ne suffit pas à le diagnostiquer.

Une chute diffuse peut accompagner certains troubles de la thyroïde, mais beaucoup d’autres causes donnent le même aspect. Les symptômes généraux et l’examen orientent l’intérêt d’un bilan sanguin. Le traitement éventuel vise le trouble identifié, pas seulement l’apparence des cheveux.

Unité folliculaire

Petit groupe naturel de follicules qui émergent ensemble du cuir chevelu.

Plusieurs cheveux peuvent émerger d’un même petit groupe naturel. Lors d’une greffe, cette organisation aide à répartir les greffons selon les zones. Le nombre d’unités folliculaires ne doit donc pas être confondu avec le nombre total de cheveux.

Vascularisation

Réseau de vaisseaux qui assure l’apport sanguin à un tissu.

L’apport sanguin participe au fonctionnement et à la réparation des tissus. Dans une zone cicatricielle, les caractéristiques locales peuvent être différentes et demandent une évaluation. La notion de vascularisation ne permet pas, à elle seule, de prédire un taux de repousse.

Vertex

Région du sommet arrière du crâne, souvent organisée autour d’un épi.

Les cheveux y changent de direction autour de l’épi, ce qui rend la couverture sensible à l’éclairage et à la coiffure. Une greffe dans cette région demande une répartition adaptée à ce mouvement. L’étendue de la zone et la réserve donneuse doivent être évaluées ensemble.

Zone donneuse

Région dans laquelle les greffons sont prélevés. Ses caractéristiques limitent les possibilités de prélèvement.

Sa valeur ne dépend pas seulement du nombre de cheveux visibles. Le calibre, la répartition, l’état du cuir chevelu et la stabilité des follicules entrent aussi en compte. Un prélèvement trop important peut rendre cette région durablement clairsemée.

Zone receveuse

Région choisie pour accueillir les greffons.

Le projet précise les régions à traiter et les priorités entre elles. La surface, les cheveux encore présents et la réserve disponible orientent la répartition. Une zone large ne peut pas toujours recevoir partout la même densité.

Et pour votre chevelure ?

Chaque situation mérite une réponse personnelle.

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